Les élus s’affrontent sur le bilan du mandat

La majorité municipale a souligné sa gestion sérieuse et ses « engagements tenus », ce mardi 28 janvier en mairie annexe de Vaulx Sud, à l’occasion de la présentation du Rapport d’orientation budgétaire (ROP). Un point de vue que contestent les groupes d’opposition.

« J’ai connu cette dynamique où réussir, c’était partir de Vaulx. » Né à Lyon d’un père lyonnais et d’une mère vaudaise, Richard Marion, 32 ans, a choisi de venir vivre à Vaulx-en-Velin en 2017. Et il ne le regrette pas. « Cette ville est diverse et, en même temps, fragmentée. Elle est bouillonnante et fragile », apprécie ce jeune sociologue. Il s’est rapidement impliqué dans la vie locale, devenant notamment membre du conseil de quartier La Côte-La Soie-La Tase.

« La dignité, c’est que chacun puisse être acteur de sa vie »
 

« Au conseil de quartier, je demandais que l’initiative citoyenne soit la clef. La dignité, c’est que chacun puisse être acteur de sa vie », déclare-t-il, avant d’admettre avoir parfois été déçu par le fonctionnement de la démocratie participative vaudaise. Cette expérience lui a donné envie de s’engager dans un registre plus politique. Dont acte : Richard Marion vient de recevoir le soutien d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour mener une liste aux élections municipales. Lui et non pas Pierre-Didier Tchétché Apea. Cette figure vaudaise de l’écologie est en retrait pour motifs personnels, regrette d’ailleurs Richard Marion. Le jeune candidat ne part pas seul. Il se lance au nom d’un collectif constitué, fin 2019, d’habitants « venus d’horizons différents ».

L’envie de bousculer les institutions

« Notre raison d’être est de faire le lien entre justice sociale et justice écologique », déclare le candidat, écologiste convaincu sans être adhérent d’EELV. « Nous voudrions proposer des choses nouvelles aux Vaudais, bousculer les institutions et, aussi, le parti », annonce le sociologue, qui évoque notamment une volonté de développer la cantine bio. « Il y a des terres maraîchères à Vaulx. On a toutes les raisons de proposer une option végétarienne quotidienne dans les cantines. Mais on ne peut pas priver les enfants de manger de la viande », souligne Richard Marion.

Autres pistes : revoir l’accueil des réfugiés, renforcer les itinéraires cyclables sécurisés. « À Vaulx, si on n’a pas de voiture et qu’on prend le bus, c’est qu’on est pauvre », regrette le candidat écologiste, désireux de voir changer cette représentation. Pour cela, il appelle de ses vœux une politique du vélo menée en lien avec d’autres politiques, comme la politique sportive. Au-delà de cet exemple, Richard Marion souhaite « une mise en lien de toutes les politiques municipales ».

Savoir s’entourer

Ses chances ? « Nous espérons gagner », avance le candidat. Et son manque d’expérience ? « Il y a une attente de renouvellement. Les gens en ont marre des politiciens de carrière. Le rôle d’un élu est de proposer du sens, un horizon. Après, il y a les services municipaux. Et il faut savoir écouter », répond Richard Marion. « Hélène Geoffroy ne sait pas écouter, estime-t-il, Et il semble qu’elle ne sache pas s’entourer. »

Bio express

Né à Lyon 8e  le 15 décembre 1982, Richard Marion a grandi à Lyon. Il a effectué ses études supérieures à Grenoble (« un programme de sciences sociales » à Sciences Po) et à l’École normale supérieure de Lyon (sciences politiques et études chinoises). Marié, sans enfant, il exerce les professions de sociologue, depuis 8 ans, et de formateur consultant en accompagnement du changement depuis deux ans. Depuis son installation à Vaulx-en-Velin, il a organisé une fête de la musique à l’échelle de son quartier (et d’une partie de Villeurbanne), a rejoint le conseil de quartier La Côte-La Soie-La Tase et siège comme administrateur au centre social et culturel Peyri.

Voir l’article Le Progrès

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